Djanet, oasis luxuriante, est le berceau des musiciens présents dans cet album.
Comme dans toute société nomade, la voix est primordiale et le nombre d'instruments limité.
Ils sont adaptés à la vie nomade de par leur légèreté et leur aspect peu encombrant.
La formation musicale est très importante pour les filles.
Elles apprennent très jeunes à Jouer de l'imzad (vièle monocorde), instrument qui leur est réservé et qui accompagne généralement la poésie chantée ou déclamée.
Cet art est difficile et les musiciennes sont de moins en moins nombreuses.
Les femmes utilisent aussi le tinde qui est un mortier sur lequel est placée une peau de bouc; il sert à accompagner en cadence le chant d'un groupe de femmes avec le battement de mains.
Il existe quatre rythmes principaux: roqas (rapide), tinde (le plus usité), t'hemat (guerrier, il incite les hommes au courage), rohe (transe spirituelle et thérapeutique, fait fuir les mauvais esprits).
Les sujets chantés sont variés: faits de guerre, situations dans les campements, moments héroïques et malheurs des hommes. Cette forme de poésie et de musique favorise les valeurs traditionnelles, les usages, l'honneur des hommes et du groupe dans lequel les femmes jouent un rôle décisif.