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La culture en Libye

Présentation de la culture de la Libye, son histoire, lectures recommandées sur la Libye, us et coutumes, fêtes et festivals....



L’Histoire

La culture en Libye
Le nom de Libye proviendrait de la tribu des Libou, qui occupait la façade méditerranéenne durant le premier millénaire avant notre ère. Sous l’Empire romain, le terme finit par désigner l’ensemble de l’Afrique à l’Ouest du Nil. En 1911, les Italiens ont repris ce nom pour l’appliquer à la région tripolitaine, puis à l’ensemble du pays.

Vers 1000 avant JC. Fondation en Libye des premiers comptoirs phéniciens.
Du VIIème s. avant JC au VIème s. Conquête grecque, romaine et bizantine.
  • 642 : Développement de l'Islam.
Du Xème au XIIème s. les dynasties se succèdent.
  • 1551 : L'Empire ottoman est annexé.
  • 1710 à 1835 : Les Quaramanlis règnent.
  • 1843 : Cheikh al-Sanoussi arrive. Il est le fondateur de la confrérie al Sanoussiya.
  • 1911 : Les italiens débarquent en Libye.
  • 1922-1931 : La libye résiste à l'occupation italienne.
  • 1951 : Indépendance de la Libye. Mohammed Idriss el-Sanoussi règne.
  • 1969 : Proclamation de la République.
  • 1977 : La Jamahiriyya arabe populaire est proclamée.
  • 1986 : Des raids américains sont lancés sur Tripoli et Benghazi.
  • 1987 : Un cessez-le-feu est signé avec le Tchad.
  • 1989 : La Libye adhère à l'Union du Maghreb arabe. (UMA)
  • 1991 : Un avion de la Panam explose au dessus de Lockerbie 1992. Embargo international militaire et aérien contre la Libye.
Le territoire est alors divisé en 1500 communes autonomes.
  • 1993 : Application stricte de la charia. Au premier embargo s'ajoute un embargo sur les biens d'équipement pétroliers.
  • 1994 : La bande d'Aouzou est restitué au Tchad. Fin du conflit entre Libye et Tchad.
  • 1995 : Des Palestiniens, Africains et Egyptiens sont expulsés à cause des difficultés économiques et politiques du pays.
  • 1996 : Benghazi subit une opération contre les islamistes.
  • 1997 : Politique africaine offensive.
  • 1998 : Sommet de Tripoli. Les pays présents sont ceux du Sahara et du Sahel.
  • 1999 : Les deux suspects de l'attentat de Lockerbie sont remis à la justice écossaise. C'est la fin des sanctions contre la Libye.
Sommet de l'OUA à Tripoli pour la révision de l'organisation africaine en Union Africaine.
  • 2001 : La bureaucratie et l'économie du pays sont critiquées. Appel à la privatisation.
  • 2002 : Menace du retrait de la Libye de la Ligue des Etats Arabes.
Aujourd'hui. Le chef de l'Etat est Muammar Abu Minyar al-QADHAFI (depuis 1969).

Les Arts

Alors que durant de nombreuses années, la Libye ne possédait aucun théâtre public et seulement quelques cinémas qui passaient des films étrangers, on assiste depuis quelques temps à une certaine renaissance de l'art, de la peinture en particulier, et les galeries privées se multiplient à travers le pays pour servir de tremplins à de jeunes artistes.

La culture folklorique a en revanche toujours été belle et bien vivante et des groupes de musique et de danse se produisent fréquemment dans les festivals du pays ou même à l'étranger. La télévision libyenne sert en grande partie de vitrine aux différents styles de musique traditionnelle.

La musique et les danses traditionnelles libyennes restent très populaires à Ghadhamès et dans le Sud.

Lectures recommandées sur la Libye :

  • Libye. Country Guide Le Petit Futé 2007
  • Guides Sahara. Guide bleu Evasion, Hachette.
  • Guide Lonely Planet 2007.
  • La Libye, par Béatrice Mazard, Ed. Xavier Lejeune.
  • "Libye du Sud-Est" et "Libye du Sud-Ouest", Jacques Gandini, Extrêm'Sud Editions.
  • "La Libye. A la découverte d'un pays", Tome 1 et 2, Ed. L'Harmattan.

Récits et essais :

  • ''La Libye''. Que sais-je ?, PUF.
  • "Art rupestre et préhistoire au Sahara. Le Messak libyen" de Jean-Loïc Le Quellec, L'Harmattan.
  • "Méharées" de Théodore Monod, Ed. Actes Sud.
  • "Désert libyque" de Théodore Monod, Ed. Arthaud.
  • "Terre des hommes", de Saint-Exupéry, Folio.
  • "Désert", hors série n° 5 de la revue Autrement.
  • " Le saignement de la pierre" (Nazîf Al-Hajar) - Ibrahim Al-Koni
  • "La femme bleue" de Maguy Vautier

Beaux livres :

  • "Désert de Libye" par Jacques Gandini, Extrêm'Sud Editions.
  • "La LIBYE grecque, romaine et byzantine", Edition Edisud de Jean Marie Blas de Roblès
  • "Cyrène et la Libye hellénistique", Edition du CNRS de André Laronde

  • "Libye - D'hier et d'aujourd'hui"- collectif
une évocation complète et captivante par trois géographes amoureux de la Libye.

  • "Zerzura, l'oasis légendaire du désert libyque", de Théodore Monod et Edmond Diemer
    une enquête passionnante dans le désert des déserts à la recherche d'un oasis mythique.


La gastronomie

La gastronomie libyenne emprunte à de nombreuses traditions culinaires nord-africaines et se rapproche en particulier de la cuisine tunisienne.
Vestige de l'occupation italienne, on consomme également beaucoup de riz, de pâtes et parfois des pizzas.

Un menu se compose régulièrement de couscous ou de hacida, un ragoût à base de viande, de lentilles et de harissa.
Les plats sont fréquemment accompagnés d'une salade composée que l'on pourrait comparer à notre salade niçoise.

Les desserts utilisent couramment le miel, les dates et les amandes.
La cuisine de type européenne est servie dans les grands hôtels de Tripoli.

A noter enfin : même si la Libye pratique un islam modéré, l'alcool est interdit dans tout le pays.



Les us et coutumes

La Libye est un pays de religion musulmane, donc bras et jambes nues déconseillés.
En cas de visite dans les mosquées, il faut se déchausser et les femmes doivent y porter un foulard pour se couvrir la tête (non obligatoire dans la rue et hors des mosquées).

Il est vivement conseillé de ne pas manger et boire en public pendant la période du Mois de Ramadan.

L’alcool est strictement interdit en Libye. Que personne ne s'amuse à en mettre dans ses valises, car tout est scanné.

Le marchandage est pratiqué, dans le sens où l'on peut discuter les prix, mais il n'est pas systématique et ne doit pas donner lieu à d'interminables négociations.

Les Libyens sont réputés pour leur gentillesse mais il faut prendre la précaution de leur demander la permission avant de photographier.

Les week-ends en Libye sont le vendredi et samedi depuis le 1er janvier 2006.

Fêtes et festivals

9 août : Jour de l’Armée
2 mars : Création de la Jamahiriya Al Jamahiriya
28 mars : Fête de l’évacuation des bases militaires étrangères
1er septembre : Fête nationale, Fête de la Révolution Thawrat Al Shaab Al Arabi Al Libi
Du 01 sept au 02 oct. 2008 : Mois de Ramadanau
7 Octobre : Fête de l’évacuation des troupes italiennes
26 octobre : Black Day
(Journée de deuil à la mémoire des victimes de la colonisation italienne)
Festival de Ghadamès
24 décembre : Fête de l’Indépendance
Festival de Ghat : le festival de Ghat a été organisé la première fois en 1994. Les touaregs se retrouvent pour un festival avec au programme : joutes oratoires, courses de chameaux…

Les festivités débutent vers 22h (attention les horaires sont élastiques) avec un défilé de dromadaires, puis une mise en scène théâtrale de la naissance de Ghat. Enfants, femmes et hommes sont en costumes traditionnels, accompagnés de musique et danses folkloriques.

Festival de Ghadamès

Découvrez Ghadamès en compagnie des Touaregs ! Le festival de Ghadamès a lieu en Octobre avec à peu près le même programme que pendant le festival de Ghat.


Ethnies

On distingue les Arabes, les Berbères, les Occidentaux, les Asiatiques, les Nilo-Sahariens et les Austronésiens. Les Arabes de toutes origines (Égyptiens, Soudanais, Tunisiens, Palestiniens, Bédouins, Maltais, etc.) forment la majorité de la population avec 90 % des Libyens. Suivent les Berbères (4,7 %), les Occidentaux (env. 1 %), les Indo-Pakistanais et autres Asiatiques (env. 1 %), les Nilo-Sahariens (moins de1 %) et les Philippins (moins de 1%). La plupart des Arabes d'origine libyenne sont de descendance mixte, c'est-à-dire arabo-berbère. Les Berbères habitent de petits villages à l'ouest de la Libye; ils ont tendance à s’identifier à leur tribu ou à leur village plutôt qu’à la nation libyenne. Les Bédouins, dont les Touaregs, habitent le sud du pays; ce sont généralement des nomades qui déplacent leur bétail d’un endroit à l’autre et qui vivent dans des tentes.

L'afflux de travailleurs étrangers a contribué à l'accroissement de la population. Ces immigrés viennent principalement des pays arabes, notamment d'Égypte, du Soudan, de Tunisie et de Palestine. Mais la Libye fait de plus en plus appel à une main d'oeuvre d'origine asiatique, essentiellement indienne et pakistanaise, coréenne et philippine, puis occidentale (Britanniques, Italiens, Français, Grecs, Bulgares).



Langues et religions

Les travailleurs étrangers et leurs familles représentent près de 20 % de la population totale et 50 % de la population active. Les Libyens sont, pour la plupart, d’origine berbère. Ils ont été arabisés assez tôt avec l’expansion de l’islam d’est en ouest, portée par les tribus arabes dès le VIIIe siècle.

L’islam est religion d’État et, depuis 1994, la Charia, loi islamique, s’applique en matière de droit. La quasi-totalité de la population libyenne est musulmane sunnite. L’islam libyen demeure organisé autour de la confrérie religieuse senoussi. L’arabe est la langue officielle, mais le berbère est toujours parlé, notamment dans les oasis et dans les montagnes de Tripolitaine et de Cyrénaïque.

Les Libyens ont, pour la plupart, des notions d'anglais. Les administrations utilisent l'anglais sans problèmes. L’utilisation du français reste très marginale.

Les langues sont relativement nombreuses en Libye, mais la plupart appartiennent à la famille chamito-sémitique. Il s'agit d'abord de l'arabe libyen parlé par 65,7 % de la population. Cet arabe libyen est fortement dialectalisé et se fragmente en plusieurs variétés: l'arabe tripolitanien (capitale), l'arabe libyen du Sud, l'arabe libyen de l'Est, l'arabe libyen du Nord-Est, l'arabe bedawi, etc. Il existe aussi d'autres variétés d'arabe telles que l'arabe taizzi-adeni et l'arabe hassaniyya. À cela il convient d'ajouter l'arabe provenant des travailleurs immigrés.
À l'exception des Berbères qui parlent l'arabe hassaniyya ou l'arabe libyen, la plupart d'entre eux font usage de langues berbères. Certaines petites ethnies indigènes parlent des langues nilo-sahariennes (zaghawa et tedaga). On compte aussi des langues indo-iraniennes (penjabi, domari, cinghalais), des langues occidentales indo-européennes (anglais, italien, français, serbe, grec, bulgare, etc.), le coréen et le chinois. L’anglais, le français et l’italien sont utilisés dans le commerce, en raison de l'apport important des étrangers. Toutefois, la langue officielle est l'arabe classique. Évidemment, l'arabe classique n'est la langue maternelle d'aucun locuteur en Libye.