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La culture en TunisieL’Histoire
Vers 200 000 av. J.-C.:Premières traces d'implantation humaine découvertes près de la ville-oasis de Kebili.
814 av. J.-C.:Fondation d'Utique et de Carthage par les Phéniciens. Ces derniers établissent une série de ports le long de la côte nord-africaine, dont Hadrumetum (Sousse) et Hyppo Diarrhytus (Bizerte). Ve siècle av. J.-C.:Carthage devient la principale puissance de la Méditerranée occidentale, menaçant la Grèce, puis Rome. 264-146 av. J.-C. : Les guerres puniques qui l'opposent à Rome aboutissent à la destruction de Carthage. Le pays devient la province romaine d'Afrique. 193-235 : Le règne des empereurs Sévères inaugure une période de grande prospérité économique. IIIe-IVe siècles: Essor du christianisme, notamment sous l'impulsion de saint Augustin, natif du pays. 429-533 : Occupation vandale. 533 : Domination byzantine sur la région. 669-705 : Conquête arabe et fondation de Kairouan, résidence des gouverneurs omeyyades. 909 : Les Fatimides prennent le pouvoir et conquièrent l'Égypte. 1229-1574 : Sous la dynastie de Hafsides, Tunis se développe grâce au commerce avec les nations chrétiennes. 1535 : Charles Quint prend brièvement le pays que l'Espagne dispute aux Turcs. 1574 : La Tunisie est rattachée à l'Empire ottoman. 1881 : Le traité du Bardo instaure un protectorat français sur la Tunisie. 1920 : Création du Destour. 1934 : Création du Néo-Destour dirigé par Habib Bourguiba qui revendique l'indépendance. 1942-1943 : Occupation allemande. 1956 : Indépendance de la Tunisie. 1957-1987 : Président de la République, Bourguiba laïcise la société tunisienne. 1987 : Bourguiba est destitué par son Premier ministre Zine el-Abidine ben Ali pour "raison de santé". Ce dernier dirige toujours le pays d'une main de fer, réprimant toute opposition politique. 1999 : Réélection de Ben Ali pour un troisième mandat présidentiel avec plus de 99% des suffrages. Mohamed Ghannouchi est nommé premier ministre le 17 novembre 1999. 2000 : Mort de Bourguiba. 2001 : L'opposition se renforce. En mars, à l'occasion du 45e anniversaire de l'indépendance, une centaine d'intellectuels et de personnalités signent un "manifeste des démocrates progressistes". 2002 : La Tunisie approuve par référendum une prochaine réforme de la Constitution, portant sur le renouvellement illimité des candidatures à la présidence de la République et le report de 70 à 75 ans de l'âge limite pour accéder à cette fonction. 2004 : Le président Zine Al Abidine Ben Ali est réélu en octobre pour un quatrième mandat, avec 94,5% des voix. 2005 : En juillet, une seconde Chambre, la Chambre des Conseillers, est installée selon le modèle du Sénat français. 2006 : Le pays célèbre le cinquantenaire de son indépendance. Dès la fin de l'année, diverses organisations proches du pouvoir lancent des appels au président afin qu'il présente sa candidature à l'élection présidentielle de 2009. Les Arts
La production artistique a été modelée par les différentes civilisations qui se sont succédé dans le pays.
Dans le domaine architectural, les vestiges puniques et romains voisinent avec les médinas arabes, les mosquées ottomanes et les habitations troglodytes berbères du Sud. Un nombre impressionnant de superbes mosaïques du IIe au VIe siècle ont été mises au jour, dont beaucoup sont actuellement conservées au musée du Bardo, à Tunis, et au musée d'El-Djem. Introduite par les Français, la peinture, sous sa forme contemporaine, se manifeste surtout dans la capitale. Avant l'indépendance, des artistes européens célèbres, notamment Paul Klee, ont immortalisé les paysages tunisiens. Cinéma :
Le cinéma tunisien, bien que relativement jeune, reste très vivant comme en témoigne les nombreuses salles de Tunis qui proposent beaucoup d’œuvres locales.
La production couvre plusieurs genres (films d'action, de critique sociale, film d’auteur). Les productions tunisiennes restent rares et confidentielles même si certaines rencontrent un réel succès en Europe et notamment en France, grâce au bouche-à-oreille. Parmi les plus connues, on peut citer « Un été à La Goulette » (1996) et « Halfaouine, l’enfant des terrasses » (1990) de Férid Boughedir. Ce dernier, sans doute le plus grand succès du cinéma tunisien, met en scène un enfant dans le Tunis des années 1960. Nouri Bouzid porte quant à lui sur la réalité tunisienne un regard sans complaisance. Dans « Bezness » (1991), c’est le tourisme sexuel qui se trouve dans sa ligne de mire. Dans « Les Ambassadeurs » (1975), Naceur Ktari met en scène des émigrés maghrébins en France qui y sont confrontés au racisme. « Les Silences du palais » (1994) de Moufida Tlatli a quant à lui été primé par plusieurs jurys internationaux. Premier film arabe réalisé par une femme, on y découvre la vie dans une maison aristocratique de Tunis à travers les yeux d’une jeune fille. En 2007, le paysage cinématographique tunisien voit la sortie de plusieurs films recevant un certain succès auprès du public tel que « Making off » de Bouzid ou « VHS Kahloucha » de Nejib Belkadhi. Musique
La musique tunisienne est le résultat d’un métissage culturel. Principalement influencée par les cultures arabo-andalouse, arabe et occidentale, elle est relativement diversifiée.
Son courant musical classique et le plus réputé est le malouf. Parmi les formes principales de musique classique tunisienne, on citera aussi la nûba (la plus ancienne forme de musique d'origine andalouse), le choughoul et le bachraf (d'origine turque). La musique tunisienne a été également influencée par le foundou et le zindali, les deux principales formes de musique populaire. Parmi les musiciens, chanteurs et compositeurs tunisiens les plus célèbres, on peut citer : Khémaïs Tarnane, Cheïkh El Efrit,Raoul Journou, Saliha, Fethia Khaïri, Chéfia Rochdi, Salah Mehdi, Ali Riahi, Hammadi Ben Othman, Lotfi Bouchnak, Sonia Mbarek et bien d’autres. Toutefois, les chants traditionnels continuent de rencontrer un certain succès. Côté instruments, les régions urbaines et rurales se différencient quelque peu. En milieu urbain, ce sont les instruments à cordes (rebec, oud et qanûn) et les percussions (darbouka) qui dominent alors que, en milieu rural, le chant bédouin, en plus des percussions, est accompagné d’instruments à vent comme le mezoued et la gasba. Parmi les grands chanteurs et chanteuses tunisiens, on peut citer Saliha, Khemaïs Tarnane, Ali Riahi, Hédi Jouini, Latifa Arfaoui, Mohamed Jamoussi, Cheikh El Afrit ou encore Dhikra Mohamed. Chez les musiciens, on peut également citer Anouar Brahem, Lotfi Bouchnak, Salah El Mahdi, Ridha Kalaï, Ali Sriti ou encore Youssef Slama. Dans le même temps, une majorité de la population est attirée par des musiques d’origine arabe (égyptienne, libanaise ou encore syrienne). La musique occidentale actuelle remporte également un succès important avec l’émergence de nombreux groupes et de festivals de rock, de hip-hop, de reggae et de jazz. Théâtre
Le théâtre tunisien s’est surtout développé entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle durant le protectorat français.
Fondé à cette époque, le Théâtre municipal de Tunis a accueilli en plus d’un siècle d’existence de grands noms de la scène tunisienne et internationale. Le 7 novembre 1962, Habib Bourguiba consacre son discours au théâtre qu’il considère comme «un puissant moyen de diffusion de la culture ainsi qu’un moyen d’éducation populaire des plus efficaces ». Toutefois, le théâtre tunisien n’a jamais connu un réel développement. En 1970, sous l’impulsion de l’acteur Aly Ben Ayed, Caligula d’Albert Camus est traduit en arabe et les œuvres d’Habib Boularès, comme Mourad III ou Le Temps du Bouraq, maintiennent le ton de la violence sanglante. Même si, de plus en plus, les spectacles dits de boulevard sont restreints au profit d’un genre de spectacle plus sophistiqué, Moncef Souissi et Ezzeddine Madani ont créé un théâtre d’expression populaire et moqueur en tunisien. Le courant dit du Nouveau Théâtre de Tunis a également repris le fil de la dérision. Nommé en 1988 à la tête du Théâtre national tunisien (TNT), Mohamed Driss lui offre une nouvelle salle, Quatrième art, en 1996 et l’ouvre aux spectacles de ballet, de cirque et de chant. Quant à El Teatro, le premier théâtre privé de Tunisie, il offre des représentations théâtrales, des spectacles de danse, des concerts de jazz, des galas de musique arabe, des expositions d’art et des récitals de poésie. Peinture
La naissance d’une peinture tunisienne contemporaine est fortement liée à l’École de Tunis mise en place par un groupe d’artistes de Tunisie unis par la volonté d’incorporer des thèmes proprement tunisiens et rejetant l’influence orientaliste de la peinture coloniale.
Après la peinture expressionniste d’Amara Debbache, Jellal Ben Abdallah et Ali Ben Salem se font reconnaître, l’un pour ses miniatures de style byzantin, l’autre pour son rattachement à l’impressionnisme. La vie quotidienne devient par ailleurs l’inspiration de Zoubeir Turki et d’Abdelaziz Gorgi. L’abstraction saisit également l’imagination des peintres comme Edgar Naccache, Nello Lévy et Hédi Turki. Après l’indépendance en 1956, le mouvement pictural tunisien entre dans une dynamique d’édification nationale, des artistes se mettant au service de l’État. Des artistes ont ainsi pu accéder à une reconnaissance internationale tels que Hatem El Mekki, peintre abstrait, dont la facture rappelle celle d’Alberto Giacometti. La jeune peinture emboîte davantage le pas à ce qui se passe ailleurs dans le monde : Sadok Gmech puise son inspiration dans le patrimoine national alors que Moncef Ben Amor se tourne vers le fantastique. Dans un autre registre, Youssef Rekik réutilise la technique de la peinture sur verre et Nja Mahdaoui retrouve la calligraphie dans sa dimension mystique. Littérature
La littérature tunisienne existe sous deux formes : en langue arabe et en langue française.
La littérature arabophone remonte au VIIe siècle avec l’arrivée de la civilisation arabe dans la région. Elle est plus importante en volume comme en valeur que la littérature en langue française qui suit l’implantation du protectorat en 1881. Malgré la longue histoire de la littérature tunisienne, la production nationale reste pourtant maigre : la bibliographie nationale a recensé 1 249 livres non scolaires publiés en 2002 dont 885 titres en arabe. Parmi les grands auteurs tunisiens, on peut citer Abou el Kacem Chebbi, Moncef Ghachem et Mahmoud Messaadi. Lectures recommandées sur la Tunisie : Guide Michelin Tunisie 2005 Guide Lonely Planet 2007 Guide du routard Tunisie 2008, Hachette Tourisme Guide Petit Futé Tunisie 2008-2009 La Tunisie entre ciel et terre de Jellel Gasteli Tunisie de Etienne Dehau et Jacqueline Wilmes La Tunisie vue du ciel de Bettaieb /Jabeur La Tunisie antique : De Hannibal à Saint Augustin, de Hédi Slim et Nicolas Fauqué La Tunisie de Nicolas Thibault et Michel Foraud,: un tour d'horizon en images des paysages et des peuples tunisiens. La Tunisie de François Bécet : portrait de la Tunisie, un des acteurs clé du monde méditerranéen. Permet de comprendre les problèmes qui se posent à l'ensemble des pays en voie de développement : le développement local, l'emploi, la condition féminine... Le Bruit dort de Mustapha Tlili La Montagne du lion de Mustapha Tlili La Rage aux tripese Mustapha Tlili : raconte la rencontre entre un journaliste algérien installé à New York et un jeune noir révolté. Notes de route : Maroc, Algérie, Tunisie d'Isabelle Eberhardt chez Actes Sud : c'est déguisée en homme qu'Isabelle Eberhardt (1877-1904) a parcouru les immenses étendues sahariennes. Ces Notes de route rassemblent ses impressions du Sud oranais, mais également quelques réflexions sur ses voyages au Maroc et en Tunisie. Souks et saveurs en Tunisie d'Angeli May : entre carnet de croquis à l'aquarelle et carnet de voyage, cet album qui s'adresse aux enfants comme aux adultes, permet de découvrir la Tunisie au fil des saisons à travers ses marchés et ses marchands, ses fruits et légumes. Il est ponctué d'anecdotes, de proverbes et de recettes. La gastronomie
Fine et variée, la cuisine tunisienne se différencie quelque peu de ses voisines maghrébines. Elle est essentiellement basée sur les légumes, la viande de mouton et de bœuf (et dans certaines régions celle du chameau), le poisson — surtout le long des côtes — et les pâtes.
Comme dans tous les pays méditerranéens, l’usage veut que l’on déguste avant le repas un assortiment de hors-d'oeuvres appétissants : pistaches, amandes grillées salées, kakis, olives vertes et noires, petites salades locales, oeufs de poissons (boutargue). Beaucoup de restaurants les offrent au client, en plus des plats commandés. Comme vous vous en doutez, le plat national est le couscous. Il existe plus de 300 façons de préparer le traditionnel couscous, y compris avec du poisson. Il comprend deux parties : les graines et la sauce. Les graines diffèrent par la taille et la qualité de la semoule qui a été roulée pour les former. Cuites à la vapeur elles sont arrosées d'une sauce. C’est cette sauce qui entraîne la grande variété des couscous : couscous au bœuf, au veau, au mouton, au poulet, aux poissons, aux poulpes frais ou séchés, à la viande séchée, aux légumes, aux fèves, aux pois chiches. De leur côté, les « tajines » et ragoûts doivent être mijotés pendant des heures. Le tajine tunisien, contrairement à la version marocaine, consiste en une sorte de terrine à base d’œuf, de viande, de pommes de terre et de persil. Enfin le méchoui englobe toute viande cuite sur la braise. Un autre plat fort réputé est le brik sortes de feuilletés, à l’œuf ou avec des garnitures à base de viande et de fromage ou de thon. Un plat très consommé reste sans doute les pâtes et en particulier les spaghettis et macaronis servis généralement avec de la sauce tomate et de l’harissa. Le pain italien (pain blanc avec beaucoup de mie) est également un aliment apprécié de beaucoup de Tunisiens. Le sandwich au thon constitué d’une demi-baguette remplie de miettes de thon, d’harissa avec parfois des olives vertes, des câpres et des rondelles d’œufs durs, est vendus dans toutes les échoppes d’alimentation. Les pâtisseries tunisiennes souvent au miel ou au sirop de sucre (makrouds, samsas, baklavas, gharaibas...), contiennent aussi des fruits secs : dattes, amandes, noisettes. Pour finir le repas, ne manquez pas le traditionnel thé à la menthe. Les us et coutumes
La Tunisie est un pays musulman. Il faut donc respecter les coutumes liées à l'Islam avec par exemple une attitude et une tenue vestimentaire correctes. Evitez donc mono-kini, les tenues trop déshabillées.
Sachez que la consommation d'alcool est autorisée, sauf en cas de trouble de l’ordre public. Ne refusez jamais le thé à la menthe, si un hôte vient à vous en offrir : vous pourriez le blesser. Il vaut mieux ne pas être pressé. Au café et au restaurant, le pourboire n'est en rien une obligation mais les Tunisiens laissent la plupart du temps un peu de monnaie sur la table. Quant au marchandage, il a cours uniquement dans les souks d'artisanat. Fêtes et festivals
Le calendrier islamique comporte dix jours de moins que notre calendrier grégorien.
Chaque année, les dates des différentes fêtes religieuses avancent par conséquent d'autant. Ras as-Sana correspond au Jour de l'an musulman. Moulid an-Nabi célèbre l'anniversaire de naissance du prophète Mahomet. Le ramadan se déroule pendant le neuvième mois du calendrier islamique. L'Aid al-Fitr, qui marque la fin du ramadan, donne lieu à des réjouissances, surtout familiales. Pendant l'Aid al-Adha ou Aid al Kebir, les fidèles doivent égorger un mouton pour symboliser le sacrifice d'Abraham. C'est également l'époque du pèlerinage à La Mecque, l'un des cinq piliers de l'islam. Jours fériés : Nouvel An (1er janvier), Fête de l'Indépendance (20 mars), Fête de la Jeunesse (21 mars), Fête des Martyrs (9 avril), Fête du travail (1er mai), Fête de la République (25 juillet), Journée nationale de la femme (13 août), Fête du changement (7 novembre) . Fêtes : En Novembre : Festival des Oasis à Tozeur. Folklore, parade à dos de chameaux. 12 Novembre : On fête la journée nationale du tourisme saharien. En Décembre : Festival International du Sahara de Douz. Des artistes se retrouvent autour d’un thème commun : le désert. Pour plus d´informations : [http://www.culture.tn]url: Fêtes : En Novembre : Festival des Oasis à Tozeur. Folklore, parade à dos de chameaux. 12 Novembre : On fête la journée nationale du tourisme saharien. En Décembre : Festival International du Sahara de Douz. Des artistes se retrouvent autour d’un thème commun : le désert. Pour plus d´informations : www.culture.tn Ethnies
La Tunisie est le pays du Maghreb le homogène.
En dehors des arabes tunisiens, leventins et algériens, les autres ethnies tunisiennes sont berbères On dénombre 5 ethnies berbères (Shawiya, Djerbi, Tmagourt, Sened et Ghadamès) qui ne sont que d'infimes minorités (1%). Les arabes représentent 98 % de la population. Langues et religions
La quasi-totalité de la population parle l’arabe tunisien et maîtrise l’arabe littéral qui est la langue officielle du pays. L’arabe tunisien est en fait un dialecte — ou plus exactement un ensemble de dialectes pour lesquels il n’existe aucun organisme officiel de normalisation —dérivé de l’arabe littéral qui est surtout parlé dans le cadre d’un dialogue quotidien au sein de la famille. Le berbère se pratique dans certaines zones rurales isolées.
On peut classer la Tunisie parmi les pays bilingues. Parallèlement à l'arabe, langue officielle de l'État, la majeure partie de la population parle aussi le français. Au début de la période Bourguiba, l'enseignement se faisait en français et, aujourd'hui encore, les Tunisiens l'apprennent à l'école dès l'âge de 6 ans. Cepdendant, la bonne pratique du français demeure un marqueur social important. Puisqu’elle reste largement pratiquée dans les milieux d’affaires, l’univers médical et le monde culturel, on peut même considérer qu’elle s’est embourgeoisée. Il y a environs 98% de musulmans, 1% de chrétiens et 1% de juifs. Le pays se caractérise par sa tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait son identité. L'islam demeure la religion nationale. Malgré quelques tentations intégristes parmi les jeunes et les chômeurs, le pays conserve l'orientation laïque voulue par l'ancien président Habib Bourguiba. 85 % des musulmans tunisiens sont sunnites de rite malékite, le reste étant hanafite et ibadites. Le port du hijab (voile islamique) est aujourd'hui peu répandu. Nous recommandons toutefois aux voyageuses (mais aussi à leurs compagnons) d'adopter des tenues décentes par respect pour les sensibilités locales. Il existe toujours une petite communauté juive à Tunis et dans l'île de Djerba, ainsi qu'environ 20 000 catholiques. La constitution tunisienne prévoit l’exercice libre de la foi tant qu’elle ne porte pas atteinte à l’ordre public. Le gouvernement respecte généralement ce droit. Cependant, il ne permet pas l’établissement de partis politiques basés sur la religion, Les Tunisiens conservent par ailleurs quelques croyances d’origine païenne comme le mauvais œil. Par ailleurs, le pays est parsemé de petites constructions blanches appelées marabouts. Ce sont les tombeaux de sages qui sont censés avoir un certain privilège dans l’au-delà leur permettant d’être un lien entre l’homme et Dieu. Aujourd’hui, il existe encore des Tunisiens qui continuent à les prier et à leur demander d’intercéder pour eux auprès d’Allah et de faire accepter leur demande. Ces pratiques sont toutefois dénoncées par le sunnisme comme forme d’association religieuse. |
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